Sur les paves de Paris

BVLGARI au Grand Palais, 125 ans de magnificence italienne

“Maman, il est vachement gros le caillou !!! ” (un gamin)

“C’est un peu chargé, non ?” (une jeune femme)

“Oh, mais c’est interdit de prendre des photos !” (une petite mémé)

“Aïe, ça brille !” (un homme)

Je vais être honnête avec vous, je n’aime pas Bvlgari. Et pourtant, je suis allée voir cette exposition. Et elle est magnifique. Magnifiquement présentée, magnifiquement expliquée, magnifiquement vivante. Pour vous, la joaillerie, c’est peut-être la bague de fiançailles de votre maman, le cadeau de Noël acheté Place Vendôme à force d’économies, ou bien des gros cailloux, ou de l’inutile qui brille. Pour moi, la joaillerie, c’est un rêve que je ne porterai jamais. Et justement, cette exposition, c’est du rêve, du rêve, du rêve, mais aussi de l’histoire, celle de la famille Bvlgari, de ses partis pris artistiques et techniques, et de son audace. 

Audace, voilà, le mot qui représente les joyaux Bvlgari. L’exposition commence chronologiquement par le début de la maison Bvlgari (1,2, et 3) : technique française (le must de la joaillerie), forme et couleurs conventionnelles. Mais justement, la maison Bvlgari, c’est tout sauf du conventionnel : place aux couleurs chatoyantes, au mélange des pierres, vivent les couleurs, les formes anguleuses, et la provocation !

Andy Warhol adorait faire un tour dès qu’il le pouvait chez Bvlgari qui, dans les années 70, créa des bijoux pop art (4, 5 et 6). Bvlgari était (et est toujours) une maison adulée par les plus grandes divas, dont Liz Taylor, à laquelle une salle est entièrement dédiée. La maison Bvlgari s’est aussi illustrée par sa technique du turbogas (7), de l’enroulé souple en quelque sorte, par ses montres serpents (8), ses tremblants (il faut les voir pour comprendre), ou par l’utilisation du jade ou de pièces de monnaies anciennes.

Bref, réservez vos places avant d’y aller, couvrez-vous, courrez-y, c’est jusqu’au 12 janvier 2011. 

“Le seul mot qu’elle connaisse en Italien, c’est Bvlgari” Richard Burton à propos de Liz Taylor

En bonus, la nef du Grand Palais (9 et 10).

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