Devenir germanopratine, c’est :

- croiser André et sa copine blonde (pas très jolie) se faire des mamours au Lipp, manger du caviar et des légumes bouillis (mais oui)
- paumer sa carte bleue au Monop’ (première fois que ça m’arrive) et entendre la caissière dire “tiens, Sonia Rykiel a aussi paumé la sienne aujourd’hui, on va lui demander des fringues en l’échange de sa carte” (trop, je rentre dans le complot)
- se ballader dans les rues et voir les meilleurs spécimens d’écrivains (ratés ou pas)
- avoir la carte bleue qui pleure, pas parce qu’on l’a abandonné lâchement au Monop’, mais parce qu’il y a BEAUCOUP trop de boutiques dans le coin (je me suis un peu lâchée chez Claudie, faut que je vous montre)
- se sentir dans un quartier d’amoureux
- l’envie de ne pas virer cliché local, car non, je n’achèterai pas de produits bios au marché, j’aime les frites Picard !
- et au bout d’une semaine, se sentir déjà chez soi…