Sur les paves de Paris

Un petit noir sur le zinc

Aujourd’hui, pas de questions existentielles, parlons peu, parlons bien, parlons cafés.

Paris en regorge : branchés, troquets, classiques, attrape-touristes, intimes, ou chers, il y en a pour tous les goûts ! 

Mon café préféré est sans aucun doute (ou presque) le Hugo, place des Vosges. Je sais, ce n’est pas la première fois que j’en parle sur ce blog, alors pardonnez-moi si je radote ! Le beau serveur à la voix suave est toujours là, les serveurs marrants aussi et le délicieux gratin dauphinois qui accompagne l’entrecôte aussi. Les prix sont presque imbattables pour un café aussi sympa et bien placé : 14.30€ l’entrecôte, son gratin et ses petits légumes, idem pour la salade périgourdine, 13€, il me semble pour le tartare, et si vous êtes fauchés, les petits plats type croques et omelettes commencent à 6€. Et en plus, c’est bon, alors que demande le peuple ?

La terrasse du Hugo, sous les arcades de la Place des Vosges

Ma traditionnelle crème brûlée (elle est dans mon estomac)

Le café Panis se trouve à deux pas de Notre-Dame et avant d’y aller, je pensais que ce n’était qu’un attrape-touriste usine à croques mous et sans plus. Après avoir lu un article sur un blog (dont je ne me souviens plus du nom) à propos de ce café, j’y suis allée. Alors ? Les prix sont imbattables (encore plus qu’au Hugo) ce qui est son principal atout : le tartare est à environ 12€ et le burger aussi. Bon, il ne faut pas s’attendre à de la grande cuisine pour ce prix là, le pain du burger était cheap, mais la viande était très bonne (ce n’était pas un steak haché, mais de la viande hachée façonnée en steak avec amour), et les frites sont maison. Mention spéciale pour le cheesecake qui est délicieux ! En bonus, le décor est sympa, très café de titi parisien.

Café Artcurial, 7 rond-point des Champs Elysées, Paris 8

Première pause déjeuner au Café Artcurial. Poussez la porte de la maison de vente des Champs Elysées, traversez le couloir et regardez à droite, ça y est, vous y êtes. 

Mes amis et moi avons été accueillis par (dans l’ordre) un palmier revanchard de la branche, et un serveur un peu endormi. Normal, il n’y avait personne ce samedi midi pluvieux. Nous avons commandé des tartares, de boeuf, et de saumon, tous délicieux, mais pas très copieux. La carte ressemble à une carte de café (steak, salades, foie gras), mais dans l’assiette, c’est bien différent, et plus raffiné, et à l’addition, un peu plus cher.

Mais, le Café Artcurial est un café intime, vert et calme, où l’on se sent à l’aise pour discuter, rire, ou écouter l’averse tomber… et se prendre (encore une fois) une branche de palmier en sortant !

Moutarde, bd des Italiens, Paris 2

Non, vous vous trompez. Je ne mange pas que des burgers. On m’y oblige. Certains sont addict, mais je ne les nommerai pas. Au départ, je voulais juste un tartare, avec des pommes sautées, ou des frites allumettes. Finalement, il s’est transformé en BBQ Bacon Burger, chez Moutarde, fraîchement ouvert à la place du Paradis du fruit, bd des Italiens.

Objectivement, les burgers sont très bons : la viande est goûteuse, les frites sont maison. Il ne manque que le coleslaw que j’aime tant. Je me rattraperai chez Marks and Spencer le week-end prochain à Londres. L’assiette de tapas est assez copieuse quand on est trois ou quatre : nachos, guacamole maison, camembert frit (ne dîtes pas eurk avant de goûter), oignon rings, et mention spéciale pour les sticks de mozzarella, petite friandise bien grasse que je ne connaissais pas. 

Le seul point noir de ce dîner, c’était le serveur. Il n’était pas désagréable, ni hautain, il était simplement un peu perdu, mais il ne s’en rendait pas vraiment compte, le pauvre. Ce qui s’est traduit par une longue attente au départ et une mauvaise gestion des carafes d’eau, de la vinaigrette et de la moutarde. Comme ça, ça sonne un peu ridicule, mais c’est un détail qui a son importance, je vous assure ! 

Moutarde reste quand même une bonne adresse, avec un bon rapport qualité (mieux que H.A.N.D. selon R. et E.), mais dans un autre esprit que le Charly Birdy. 

Et promis, la prochaine fois, je prendrai une salade !

Sea of sushis

Le Soleil Levant, rue de Tocqueville, Paris 17

Je n’avais jamais vu autant de poisson cru sur une table. C’est chose faite.

PS : très bon japonais (merci Céline) et table “spéciale” trop cool que vous ne voyez peut-être pas sur les photos. Sorry.

Après (presque) un mois d’attente, je suis allée au Ralph’s, le café Ralph Lauren de la toute nouvelle boutique RL de Saint Germain. Le restaurant se situe dans la cour intérieure de l’hôtel particulier qui accueille la boutique. Tout fut rénové par la marque : les escaliers, tous les étages, la cour, jusqu’aux écuries transformées en restaurant. J’ai dîné dans la cour, belle terrasse pleine de charme, calme et volupté, en plein coeur de Saint Germain (Saint Ger pour les intimes) et de son agitation. 

La carte est assez peu fournie, mais pas pour autant insipide : burgers (excellent), pavés de boeuf de chez Mister Ralph Lauren himself (55 euros), cheesecake (trop mou malheureusement), carrot cake (formidable)…

J’ai aussi fait une belle découverte : m’extirpant de mon chauvinisme du vin, j’ai goûté à un vin rouge américain,  le Twin Oak, qui était vraiment très bon, et plein de caractère ! Des notes de fruits rouges, un vin tannique, une robe sombre et brillante… (Oui, je me la joue)

Bref, une oasis dans mon quartier favori, mais dans le désert, l’oasis a un prix ! Gare à l’addition pour les gourmands !

Restaurant Ralph’s, boulevard Saint Germain (à côté de Sonia Rykiel).